Qu’est-ce que la bioénergie ?

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formation en bioenergie avec institut pierre thirault

Qu’est-ce que la bioénergie ?

La question semble simple. La réponse l’est beaucoup moins.

À l’Institut Pierre Thirault, nous utilisons le mot bioénergie pour rassembler différentes techniques liées à l’énergie du vivant, à sa perception et à sa transmission. Elles peuvent concerner l’être humain, l’animal, les plantes et, dans certaines de nos pratiques, d’autres formes de conscience.

Mais cette définition ne dit finalement pas l’essentiel.

Car pour nous, la bioénergie n’est pas qu’une technique. C’est davantage un terrain d’expérimentation et une manière d’entrer en relation avec le vivant.

Et ce terrain est immense.

Une mallette à outils, pas une recette

Lorsque nous enseignons la bioénergie, nous aimons utiliser l’image d’une mallette à outils.

Elle contient différentes pratiques. Certaines pourront être utilisées seules et approfondies pendant des années. D’autres seront associées entre elles en fonction de la personne, du moment et surtout du bioénergéticien qui les utilise.

Nous ne cherchons donc pas à transmettre une recette à reproduire.

Nous transmettons une méthode avec ses clés de compréhension : pourquoi faisons-nous cela ? Que cherchons-nous à percevoir ? Que se passe-t-il si nous changeons notre intention, notre position ou notre manière de faire ?

Comprendre donne ensuite une liberté formidable : celle de s’approprier l’outil.

Deux bioénergéticiens ayant reçu exactement le même enseignement ne pratiqueront probablement jamais tout à fait de la même manière. Leur sensibilité, leur expérience et leur perception du vivant vont progressivement façonner leur pratique.

Et c’est très bien ainsi.

Il devrait presque exister autant d’approches de la bioénergie que de bioénergéticiens et bioénergéticiennes.

Comprendre avec la tête ne suffit pas

Nous aimons comprendre les phénomènes. Les questionner, les comparer, chercher ce qui pourrait les expliquer.

Mais on pourrait lire cent livres sur le ressenti énergétique sans savoir davantage ce que l’on ressent soi-même.

À un moment, il faut expérimenter.

C’est une part essentielle de notre enseignement : faire, ressentir, observer, comparer, parfois se tromper, recommencer.

La connaissance intellectuelle donne des repères. L’expérience directe leur donne une réalité intérieure.

Et c’est souvent là que les choses deviennent intéressantes.

Ressentir l’énergie : on s’en fait parfois toute une histoire

Il faudrait sentir de la chaleur. Des picotements. Une pression. Un grand frisson qui confirmerait enfin : ça y est, je ressens quelque chose !

Certes, cela arrive.

Mais le ressenti peut aussi être beaucoup plus discret.

Le subtil porte bien son nom.

Une différence presque imperceptible, un mouvement intérieur, une sensation fugitive que l’on aurait laissée passer quelques secondes plus tôt.

La difficulté est que plus nous voulons ressentir, plus nous risquons de chercher ce que nous avons décidé à l’avance de trouver.

Si j’attends de la chaleur, je vais chercher la chaleur. Et peut-être passer complètement à côté de tout le reste.

Ressentir demande donc quelque chose d’un peu paradoxal : être extrêmement attentif sans rien attendre de particulier.

Se rendre disponible et se laisser surprendre.

La puissance n’est pas toujours dans l’intensité de la sensation. Elle est souvent dans la qualité de l’attention.

Apprendre son propre langage

Nous ne disons pas à nos élèves ce qu’ils doivent ressentir.

Nous leur demandons plutôt : qu’as-tu ressenti ?

Cela peut être une chaleur, un froid, une pression, une attraction, une modification de la respiration, une image, une émotion, quelque chose de difficile à définir… ou rien du tout.

Le « rien du tout » nous intéresse aussi.

Car nous ne ressentons pas tous de la même manière. L’objectif n’est donc pas d’apprendre à ressentir comme le formateur, mais progressivement de reconnaître son propre langage.

Cela demande de la confiance, mais aussi du discernement.

Ressentir quelque chose est une chose. Savoir ce que cette sensation signifie en est une autre.

Entre les deux commence tout le travail du praticien.

Ce que les autres nous apprennent

C’est aussi pour cela que nous aimons travailler en petits groupes.

On apprend beaucoup en pratiquant, mais énormément aussi en observant les autres.

Lorsqu’on regarde quelqu’un expérimenter, quelque chose change. Il n’y a plus à réussir, plus à produire un résultat. Le regard devient plus libre.

On remarque une réaction, une hésitation, un changement de posture. Quelqu’un met des mots sur une sensation que nous connaissions sans avoir jamais réussi à la nommer.

Et parfois, en regardant l’autre, on comprend quelque chose de soi.

Les ressentis peuvent se rejoindre ou être complètement différents. Nous ne cherchons pas à fabriquer une perception commune : nous utilisons l’expérience du groupe pour aider chacun à préciser la sienne.

D’où vient l’énergie ?

Voilà une autre question qui arrive très vite.

Lorsque nous transmettons de l’énergie, d’où vient-elle ?

Pour nous, il n’existe pas une seule réponse.

La bioénergie est d’abord l’énergie du vivant. Nous sommes vivants, nous avons donc une énergie propre et une capacité à échanger, transmettre, recevoir et entrer en relation.

Mais notre approche ne s’arrête pas à l’énergie personnelle du praticien.

Nous travaillons avec ce que nous appelons des multicanaux : connexion à la Terre, au Ciel, à un lieu et, selon les pratiques explorées, à différents niveaux de conscience.

Les mains sont un canal extraordinaire, mais elles ne sont pas les seules.

Le regard, le souffle, l’intention, la visualisation, la présence, … peuvent eux aussi entrer dans l’expérience.

La bioénergie devient alors beaucoup plus vaste que l’image classique : « je pose mes mains et j’envoie de l’énergie ».

Avant de faire, être là

Cela peut sembler curieux, mais avant de chercher à transmettre quoi que ce soit, nous commençons par… ne rien faire.

Nous nous ancrons.

Et l’ancrage n’est pas seulement une idée : « je pense à mes pieds donc je suis ancré ».

Nous cherchons la sensation.

Le bas du corps, les appuis, le poids, la présence physique. Puis nous portons notre attention vers le haut, vers ce que nous appelons le Ciel, notamment au niveau du chakra coronal.

Ensuite, nous laissons faire.

Quelque chose peut sembler descendre, monter, circuler. Les perceptions varient.

Mais l’essentiel est peut-être cette disposition intérieure : recevoir sans vouloir agir. Être sans vouloir faire.

Le don ou la technique ?

La question du « don » revient inévitablement.

Nous aimons utiliser une comparaison toute simple, inspirée de Ratatouille : tout le monde peut apprendre à cuisiner, mais tout le monde ne deviendra pas nécessairement un grand chef.

En bioénergie, certaines personnes arrivent avec une sensibilité naturelle étonnante. Elles ressentent immédiatement certaines choses. Elles possèdent ce que l’on appelle traditionnellement un don.

Mais un don brut n’est pas encore une maîtrise.

Il faut apprendre à le comprendre, le canaliser, l’affiner et parfois l’ouvrir à d’autres techniques.

À l’inverse, une personne qui ressent peu au départ peut développer, grâce à la pratique, une finesse et une maîtrise remarquables.

Le talent et la technique ne s’opposent pas. Ils se nourrissent.

Nous ne cherchons donc pas tellement à savoir qui « a un don ». Nous cherchons plutôt à découvrir avec quoi chacun arrive et ce qu’il peut en faire.

Attention, intention, évocation

Avec le temps, trois clés sont devenues centrales dans notre approche :

la qualité de l’attention, la précision de l’intention et le pouvoir de l’évocation.

L’attention est cette capacité à être suffisamment présent pour percevoir ce qui se passe sans chercher immédiatement à l’interpréter.

L’intention apporte une direction. Elle n’est pas simplement « vouloir très fort ». Elle demande au contraire d’être affinée pour ne pas écraser l’expérience sous notre volonté.

Puis vient l’évocation.

C’est probablement l’une des dimensions les plus passionnantes de notre travail et elle mérite à elle seule que l’on s’y attarde : comment une image intérieure, un symbole, une sensation évoquée ou un état de conscience peuvent-ils modifier l’expérience ?

Les expériences autour de l’évocation sont nombreuses et parfois étonnantes.

Quand les mains sont à deux mètres…

Certaines expériences restent en mémoire parce qu’elles bousculent nos repères.

Lors de l’une d’elles, une personne se rechargeait énergétiquement tandis qu’une autre se trouvait derrière elle, à plus de deux mètres.

Elle ne pouvait pas voir ses mains.

Pourtant, elle disait en ressentir précisément la chaleur.

Nous avons déplacé les mains.

Son ressenti s’est déplacé.

Nous avons recommencé.

Même chose.

Que s’est-il passé ?

C’est précisément là que notre curiosité commence.

Nous pourrions simplement répondre : « C’est l’énergie. »

Mais cette réponse ferme la porte beaucoup trop vite.

Nous préférons nous demander : que se passe-t-il si l’on augmente la distance ? Si l’on change les personnes ? Si l’on retire certaines informations ? Si l’on recommence sans prévenir la personne du moment où l’expérience débute ?

Une expérience étonnante n’est pas une explication. C’est une invitation à expérimenter davantage.

Des histoires comme celle-ci, nous pourrions en raconter des centaines.

Certaines confirment ce que nous pensions avoir compris. D’autres nous obligent à revoir complètement notre copie.

Et la physique quantique dans tout cela ?

Nous aimons faire dialoguer deux regards.

La physique classique nous parle d’un monde de matière, de corps, de forces et de mouvements, proche de ce que nous observons à notre échelle. La physique quantique nous fait entrer dans un réel beaucoup moins intuitif, où nos représentations habituelles ne suffisent plus toujours.

Et cela résonne avec notre manière d’aborder la bioénergie.

Dans l’expérience énergétique, vouloir tout saisir, tout comprendre ou obtenir immédiatement une réponse peut justement nous fermer une partie de l’expérience.

Il faut parfois faire l’inverse : ne rien attendre, ne pas s’attacher au résultat, laisser circuler, observer avant d’interpréter.

Accepter aussi qu’une expérience puisse être vécue avant d’être comprise.

Nous le constatons régulièrement avec nos élèves : moins on cherche à saisir le phénomène, plus on devient disponible pour l’observer.

C’est peut-être là que ces deux univers se rencontrent le mieux pour nous : non pas dans une explication toute faite, mais dans une invitation à regarder le réel autrement.

Avec de la curiosité, du discernement… et toujours les pieds sur terre.

Sérieux, sans devenir solennel

C’est peut-être finalement une bonne manière de résumer notre façon d’enseigner la bioénergie.

Nous prenons l’expérience au sérieux, mais nous ne souhaitons pas la rendre grave.

La détente compte. La confiance aussi. Et la joie probablement davantage qu’on ne l’imagine.

Se prêter au jeu n’est pas être naïf. On peut expérimenter avec curiosité tout en conservant son discernement.

On peut vivre quelque chose de très fort sans être obligé d’en tirer immédiatement une vérité universelle.

On peut aussi ne rien ressentir aujourd’hui et recommencer demain.

Et surtout, on peut dire :

« Je ne sais pas. »

Ces trois mots ont toute leur place dans notre pratique.

Après des années de bioénergie et des milliers d’expériences vécues ou observées auprès de nos élèves, nous avons évidemment acquis des repères.

Mais le vivant possède cette merveilleuse faculté de ne jamais entrer complètement dans les cases que nous préparons pour lui.

C’est probablement ce qui nous passionne !

Observer. Expérimenter. Comprendre un peu mieux. Et rester suffisamment disponible pour être encore surpris.

C’est cela, aujourd’hui, que nous mettons derrière le mot bioénergie.


Cet article présente notre approche et notre expérience de la bioénergie à l’Institut Pierre Thirault. Certaines notions évoquées appartiennent à des traditions, à des modèles énergétiques ou à des expériences subjectives et ne sont pas établies scientifiquement. Les pratiques énergétiques présentées relèvent du bien-être et ne remplacent pas un diagnostic, un suivi ou un traitement médical.

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