Le chamanisme : une voie d’éveil de la conscience

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Formation en chamanisme à l'Institut Pierre Thirault en Bretagne

Une pratique ancestrale redécouverte

Quelle est cette pratique ancestrale, devenue aujourd’hui presque une mode, et qui, dans les années 1970/1980, n’était connue que de certains ethnologues et de rares « ouvreurs de chemin » comme Margit Bahdalek, Luis Ansa, Henri Gougaud, Olga l’Antillaise et quelques autres encore ?

Ils furent parmi les premiers à ensemencer le chemin du chamanisme et ont su partager leur passion, accompagnant quelques « chercheurs de vérité » dans la relation au monde invisible.

Nous sommes tellement formatés à tout analyser avec la tête que nous nous coupons de la magie de ce qui nous entoure. Pourtant, tout vit et communique autour de nous : les arbres, les plantes, mais aussi les roches, les animaux, et même les insectes, pour ne citer que ce qui est visible.

Les esprits de la nature sont également présents : korrigans, ondines, fées, elfes… Tous ces êtres existent et nous accompagnent, pour peu que nous soyons attentifs.

Le druidisme, dans sa tradition primordiale, ouvrait déjà à cette relation au monde invisible. Michel James Cornudet en a permis l’expansion au sein de notre siècle en mal de lumière. Son approche de la tradition mégalithique, associée à l’enseignement sur l’éveil de la conscience et à l’astrogéométrie dans le mégalithisme d’Hélène Fleury, éclairait le chamanisme sous d’autres angles.

Il semble que l’humanité, la Terre et tout ce qui l’habite constituent un espace de rencontre entre deux influences :
celle qui vient du plus profond de l’Univers et qui crée le monde que nous connaissons,
et les radiations, les émanations de la conscience de la Terre, comme un retour vers l’origine de l’Univers.

Certains nommeraient la première « le spirituel » et la seconde « le chamanisme ».
Dans le premier, nous pourrions communiquer avec les anges, les archanges, voire Dieu lui-même ; dans le second, avec les esprits de la nature.

Ces esprits de la nature, que les Orientaux appellent « djinns », accompagnent tout ce qui existe afin que les lois originelles s’accomplissent malgré l’emprise de l’attraction de la matière, de la possession, du pouvoir et de toutes leurs manifestations.

Les lois d’involution sont particulièrement envoûtantes sur la planète Terre. Les djinns œuvrent dans le sens de l’évolution et de la conscience ; ils accompagnent secrètement les humains, rectifient ceux qui dérapent et protègent les « cœurs purs », comme ils nous nomment.

Le respect : fondement du chamanisme

Quelles sont les règles de base ?

Le respect.
Respect des humains entre eux.
Respect des animaux, sauvages et domestiques.
Respect de la végétation.
Respect de la nature, si mise à mal à notre époque.

Le chamanisme est aussi une école d’éveil de la conscience. Les différents rituels qu’il propose ramènent à un point central : la relation au corps.

Seul le corps a la capacité d’entrer en résonance avec l’instant présent. La tête, quoi qu’elle dise, n’est jamais vraiment là ; elle commente, analyse, justifie ou imagine. Il en est de même pour les émotions.

À travers certaines formes d’« autohypnose », il devient possible de franchir les barrières du mental, de dépasser la tête et de se relier à un monde plus réel — plus directement vécu.

La rencontre avec les animaux de pouvoir (ou animaux totems) en est une forme.
Exercer l’attention, l’intention et l’évocation dans la relation avec la nature, les arbres et les animaux en est une autre.
Affiner la relation avec les djinns — voilà le « Chamanisme ».

Une expérience vécue

Petite expérience parmi bien d’autres…

C’était il y a une trentaine d’années. Je donnais des cours en pleine nature. Alors que mes élèves s’exerçaient, je pris un peu de recul.

À cette époque, je cherchais depuis plusieurs mois une maison qui puisse convenir à ma famille. Ne trouvant rien, je décidai de demander à mes amis les djinns de m’aider.

Je descends en terre et suis le djinn qui m’accompagne. Très rapidement, j’émerge au pied d’un prunier, au milieu de ses rejets, et j’aperçois, sur la gauche, une habitation qui m’est présentée comme ma future maison.

Le djinn me donne ensuite les indications pour la retrouver en revenant à la surface.

Le cours terminé, je reporte ces indications sur une carte — à l’époque, il n’y avait pas de GPS — et, après avoir parcouru une vingtaine de kilomètres, je me retrouve exactement à l’endroit où j’avais émergé.

Étonnement du propriétaire, qui m’avoua l’avoir mise en vente chez le notaire dans la matinée…

Magique, non ?

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